Les mots utiles. Un héritier légal reçoit des droits prévus par la loi. Un legs est une attribution faite par testament. Être propriétaire d'une part du logement et hériter de la part de l'autre sont deux choses distinctes.
1. Identifiez votre statut et les documents qui le prouvent
Commencez par une question simple : êtes-vous mariés, pacsés ou en concubinage ? Retrouvez ensuite l'acte utile, les documents concernant vos biens et les éventuels testaments. Une ancienne situation ne doit pas être confondue avec celle qui existe aujourd'hui.
Par exemple, un couple peut avoir acheté une maison en concubinage puis s'être marié. L'histoire de l'achat et le régime patrimonial doivent être examinés. Le nouveau statut ne permet pas de conclure, sans lire les actes, que toute la maison appartient désormais de la même manière aux deux personnes.
Préparez une fiche avec vos enfants respectifs, les biens et votre objectif : rester dans le logement, disposer d'un revenu ou recevoir une part en pleine propriété. Le notaire pourra alors parler du résultat souhaité, plutôt que du seul nom de votre union.
2. Comprenez le droit automatique du conjoint marié
Pour examiner aussi la place des enfants et des autres branches familiales, poursuivez avec les héritiers d'une succession sans testament. Les deux articles se complètent avant le rendez-vous chez le notaire.
Le conjoint marié survivant a des droits successoraux légaux. Leur étendue dépend notamment de la présence d'enfants, de leur lien avec les deux époux et des autres dispositions. Il ne faut pas traduire « marié » par « tout revient au conjoint ». Règles de succession en l'absence de testament.
Avec des enfants, la question de l'usufruit et de la pleine propriété devient importante. Ce que le conjoint peut utiliser et ce qu'il possède librement ne sont pas toujours identiques. Faites expliquer ces droits avec vos propres biens.
Une donation au dernier vivant peut élargir certains choix. Elle concerne les époux et mérite une vérification de l'acte existant. Ce que peut recevoir le conjoint avec cette donation.
3. Pour le Pacs, ne confondez pas protection fiscale et héritage
Le partenaire pacsé n'est pas un héritier légal. Un testament est nécessaire pour lui transmettre des biens par legs, dans les limites applicables, notamment en présence d'enfants. En revanche, le partenaire pacsé bénéficie d'une exonération des droits de succession sur les biens qu'il reçoit dans ce cadre. Pacs et succession.
Ces deux informations doivent rester ensemble. L'exonération ne crée pas le droit de recevoir. Sans disposition adaptée, le partenaire peut ne pas hériter de la part que vous pensiez lui laisser.
Si vous avez déjà rédigé un testament, vérifiez où il se trouve et si son contenu est toujours cohérent. Chacun doit avoir son propre document. Retrouvez aussi les questions à poser pour protéger un partenaire pacsé.
4. Pour le concubinage, examinez transmission et fiscalité séparément
Le concubin n'est pas non plus un héritier légal. Un testament peut prévoir une attribution dans les limites légales, mais son traitement fiscal diffère de celui du conjoint marié ou du partenaire pacsé. Demandez une estimation avant de choisir un legs. Ordre et droits des héritiers.
Votre concubin peut déjà posséder une part du logement : cette part lui appartient et ne provient pas de votre succession. La question reste celle de votre propre part. Regardez le titre de propriété et le financement, pas seulement les noms sur une facture.
Il peut aussi exister des contrats avec bénéficiaire, comme une assurance-vie. Leur rôle doit être examiné avec le reste de votre organisation. Une solution utile pour transmettre un capital ne répond pas nécessairement à la question du maintien dans un logement précis.
5. Faites vérifier votre scénario de logement et de ressources
Pour vous préparer, vous pouvez utiliser ce tableau comme une liste de questions, sans le prendre pour un calcul de succession.
| Situation | Droit automatique d'hériter ? | Première vérification |
|---|---|---|
| Mariage | Oui, selon les règles du dossier | Régime patrimonial, enfants, actes existants |
| Pacs | Non | Testament et biens déjà détenus |
| Concubinage | Non | Testament, propriété et fiscalité envisagée |
Expliquez ce que le survivant devra pouvoir faire dès les premiers mois : payer les charges, rester chez lui ou disposer de ressources. Posez aussi la question des enfants et des autres héritiers. Une organisation qui semble simple pour le couple peut être difficile à comprendre pour eux.
Demandez au notaire de décrire deux scénarios, chacun de vous décédant en premier. Les situations peuvent être différentes si les patrimoines et les enfants ne sont pas les mêmes. Cette comparaison rend les choix plus concrets.
Le Score Transmission gratuit peut vous aider à préparer ces informations. Vous pouvez aussi consulter les droits dans une famille recomposée.
Repères vérifiés le 2 octobre 2026. Les enfants, les parents encore en vie, le régime patrimonial et les situations internationales peuvent modifier l'analyse.
Retrouver les sources
Les règles renvoient aux sources citées dans le texte. Pages consultées le 2 octobre 2026.